Lire et contempler, découvrir et écouter : des livres et des paroles, des arts et des hommes.
Accusé d’avoir instauré le régime de la Terreur sous la Révolution française, Jean-Paul Marat (1743-1793) fut poignardé dans sa baignoire par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, alors qu’il prenait un bain de souffre pour calmer une maladie de peau dont il souffrait. Le peintre Jacques-Louis David, qui fut son ami, immortalisa cet évènement macabre par son célèbre tableau Marat assassiné. Voici ce qu’il advint du bras de Marat après que la foule promena sa baignoire dans les rues de Paris :
« Exposée à la vue du public, sa dépouille arrangée par Jacques-Louis David pour servir de modèle à sa future toile demeura pendant longtemps l’objet d’un pèlerinage, si longtemps qu’un de ses bras, baisé avec trop de ferveur, fut arraché et dut être remplacé par celui d’un autre cadavre. Marat fut enseveli dans une grotte artificielle aux Tuileries, son cœur suspendu au-dessus de la voûte du Club des Cordeliers ».
Extrait : La vie songeuse de Leonora de La Cruz, Agnieszka Taborska et Selena Kimball, 2007, Editions Interférences.