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  • : Lire et contempler, découvrir et écouter : des livres et des paroles, des arts et des hommes.
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La Librairie AMK

présente
une exposition-vente
permanente
des gravures de
Bernadette
Planchenault
 et de
Ilona Kiss
des dessins aquarellés de
 
Séverine Maréchal
et des collages et encres de
 
Bruno Lanza
et
 Leandro Figueiredo

Plus d'infos ici.

Prolégomènes

anamnêsis : du grec réminiscence. Ensemble des informations que fournit le malade (ou son entourage) au médecin sur l’historique de sa maladie.

Jadis

Contours

Nulle autre prétention ici que de préciser quelques contours d'une mémoire volatile, et de les fixer pour un temps indéterminable. Nulle autre ambition que de les donner à voir au passant occasionnel, qu'un clic fortuit aura mené jusqu'à cette place, et de peut-être créer l'opportunité d'une découverte. Qui sait ?

23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 18:10
 
La vie imaginaire d’une sainte imaginaire, écrite par une spécialiste du surréalisme et illustrée par des collages.
 
« La sainteté sera convulsive ou ne sera pas. »
 
Telle est la dernière prophétie d’une sainte méconnue, patronne des diabétiques, des ramoneurs, des noyés, des fabricants de parfums et de somnifères, qui dictait ses visions les yeux fermés, perdue entre le rêve et la méditation, reposant sur un lit mobile équipé de roues, d’une voile et d’une moustiquaire
 
Le roman-collage d’Agnieszka Taborska et de Selena Kimball raconte la vie songeuse de cette religieuse troublante et perpétuellement endormie dont les visions prémonitoires exercèrent une véritable fascination sur les surréalistes.
 
Ils sont suivis d’une glose très bien documentée grâce à laquelle l’auteur nous plonge habilement dans l’univers du surréalisme dont elle décrypte certaines énigmes.
 
Sainte Leonora de la Cruz a-t-elle réellement existé ? Est-il vrai que sa Vie fut découverte par Philippe Soupault dans une librairie du boulevard Raspail, et qu’elle exerça sur le mouvement surréaliste une influence profonde, bien qu’occulte ? Au lecteur d’en décider.
Si le surréalisme est avant tout un état d’esprit, un regard porté sur le monde, une perception de la réalité qui va au-delà ou en deçà des apparences, alors ce livre en est l’illustration parfaite. Car il est en lui-même un acte surréaliste.
 
Cet ouvrage est destiné aussi bien à ceux qui aiment et connaissent le surréalisme qu’à ceux qui souhaitent le découvrir.
 
Agnieszka Taborska est née en 1961 à Varsovie. Écrivain, historienne de l’art et traductrice de littérature française, elle vit entre la Pologne et les États-Unis où elle enseigne la littérature française surréaliste.
 
Selena Kimball est née en 1973 aux États-Unis et vit à New York. Elle a participé à plusieurs expositions aux États-Unis, en Pologne, en Grande-Bretagne, au Canada et en Roumanie.
 
 

Collage extrait de La vie songeuse de Leonora de La Cruz © Editions Interférences. Tous droits réservés.

_________________________________________________________
 
Aux amateurs de bons et beaux livres, je conseille vivement la découverte des autres titres des Editions Interférences, tous remarquables tant par la qualité de leur contenu que par le soin apporté à leur fabrication. Je recommande particulièrement Requiem de la grande poétesse russe Anna Akhmatova, dont la nouvelle traduction de Sophie Benech m'a bouleversée, tant elle a su en restituer l'âme et la douleur. Sophia Petrovna, roman poignant de Lydia Tchoukovskaïa qui fut l'amie d'Akhmatova, s'inspire directement de son recueil. On y trouve beaucoup de la vie de celle qui refusa de s'exiler pour demeurer là où son peuple souffrait, et c'est à la fois un témoignage de l'époque de la terreur sous Staline et un vibrant hommage à toutes ces femmes courageuses qui attendirent désespérément des nouvelles d'un proche arrêté et condamné sans raison.
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 21:23

 

En 1998, l’association Poésie en liberté crée un concours international de poésie en langue française, via Internet, pour les lycéens et les étudiants. Elle est placée sous l’autorité du ministère de l’Education nationale. Le jury est constitué de lycéens de la France entière et de l’étranger. La sixième édition a recueilli plus de 4500 textes provenant de plus de 1300 établissements de 60 pays. Les poèmes de ces recueils, s’ils sont le plus souvent d’une facture classique – mais pas seulement –, s’ils abordent de grands thèmes individuels et collectifs, montrent la remarquable maîtrise de leurs jeunes auteurs. Trouvailles subtiles et touches personnelles font naître une émotion nouvelle sur des sujets pourtant séculaires. Alors que la poésie est aujourd’hui en France la parente pauvre de la littérature, lire ces poètes en herbe est d’autant plus réjouissant et réconfortant. Chaque édition contient quelques merveilles, comme ce poème de Pascal Paris qui m’émeut à la manière d’un Victor Hugo.

Le cadavre
 
Un corps se refroidit et gît mortifié,
Sous un manteau de vent, odeur nauséabonde.
On devine tendue sa main atrophiée,
Dans laquelle souvent la misère est féconde.
 
Puis l’on voit s’affaisser sa tête déliée,
Où la vermine sue de quelques plaies profondes.
Sa bouche entrouverte, pour nous remercier
Laisse sortir un souffle et des vapeurs immondes.
 
Cherchant à se nourrir, une meute de chiens
Le rejoignent parfois aux abords de la rue,
Lorsqu’enfin son regard fixe un œil inconnu.
 
Une enfant qui jamais ne s’enfuit devant rien,
Regarde avec son cœur l’homme qui fait la manche,
Lui pose dans la main, sa monnaie du dimanche.
 
Pascal Paris, Université de Pau, Académie de Bordeaux, 1e prix, p. 18, Poésie en liberté 2004, Poésie en liberté/Le Temps des Cerises.

 

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Published by Anma K. - dans Lire
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 00:15
 
J’aime les livres de Pascal Quignard, même lorsque certains d’entre eux me restent obscurs, même lorsque les mots m’échappent. Il me reste toujours le même plaisir de lire, et de percevoir derrière les phrases une profondeur et une pensée qui me paraissent essentielles. Aussi me laissé-je bercer par la musique de son écriture et envoûter par son immense érudition. Les Ombres errantes est le premier tome d’une série d’ouvrages regroupés sous le titre Le dernier Royaume. Impossible de résumer cet étrange recueil de réflexions et de savoirs. Les livres, les ombres et le merveilleux occupent l’espace des pages blanches. Il faut lire ce livre ne serait-ce que pour découvrir ce que cache le titre, pour découvrir ce qu’est le Dernier adieu, pour découvrir La fin de Sofiius, que Pascal Quignard invente puisqu’on ignore la fin du secrétaire du dernier des Romains… Et puis aussi et surtout pour toutes ces phrases lumineuses et poétiques, dont voici quelques passages préférés :

« [Junichirô Tanizaki] regrettait l’ombre passionnante qui se meut et se retire sous les pantalons et les robes ».
 
« Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c’est errer. La lecture est l’errance ».
 
« Vivre dans l’anglein angulodu monde ».
 
« Il y a un monde qui appartient à la rive du Léthé.
Cette rive est la mémoire.
C’est le monde des romans et celui des sonates, celui du plaisir des corps nus qui aiment la persienne à demi refermée ou celui du songe qui l’aime plus repoussée encore jusqu’à feindre l’obscurité nocturne ou qui l’invente.
C’est le monde des pies sur les tombes.
C’est le monde de la solitude que requièrent la lecture des livres ou l’audition de la musique.
Le monde du silence tiède et de la pénombre oisive où vague et se surexcite soudain la pensée ».
 
« Où est le miroir sur lequel le reflet ne se dépose pas ? »
 
« Rousseau avait un ami qui s’appelait Monsieur de Merveilleux et qui habitait Soleure ».
 
« Quand tout le monde aura cessé de lire, la littérature redeviendra prisée ».
 
 
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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 14:47

Yoko Ogawa : Les Abeilles (Actes Sud, 1995)A la demande de son cousin étudiant sans le sou, l'héroïne trouve à le loger dans la résidence de l'université qu'elle fréquenta jadis. Le malaise s'instaure dès leur rencontre avec le directeur, et que l'on apprend que "la raison pour laquelle on lui a coupé les deux bras et une jambe est forcément cruelle". Après l'installation du jeune homme, sa cousine tente de lui rendre visite. En vain : il demeure introuvable. Les réponses du directeur se font de plus en plus étranges et les tulipes du massif prennent une couleur de plus en plus sombre...

La Japonaise Yôko Ogawa excelle à plonger imperceptiblement le lecteur dans un climat angoissant. Par petites touches subtiles et suggestives, elle maîtrise parfaitement la progression de l'intrigue et sa dramatisation. Le personnage singulier du directeur, l'héroïne en quête de vérité et le fantôme du cousin qui plane comme une menace au-dessus d'eux, préfigurent une issue aussi terrible qu'inattendue...

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 00:05


Nicolas ne mange pas à la cantine comme la plupart des élèves.
Nicolas n’est jamais invité par ses camarades de classe et personne n’attend d’être invité chez lui.
Nicolas ne sait pas s’il aime ou non la musique.
Nicolas ne part pas en classe de neige en autocar avec les élèves de sa classe : son père décide de l’emmener lui-même.
Au chalet, Nicolas n’a pas ses affaires : son père a oublié de lui laisser son sac en repartant.
Les peurs d’enfant de Nicolas vont tourner au cauchemar au cours de cette étrange classe de neige.
Quelque chose est en marche, quelque chose de terrible…

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