Evénements

La librairie-galerie
Le Phénomène Humain
présente
une exposition-vente
permanente
des oeuvres
de Michel Henricot
et des gravures de
Bernadette
Planchenault

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Présentation

Prolégomènes

anamnêsis : du grec réminiscence. Ensemble des informations que fournit le malade (ou son entourage) au médecin sur l’historique de sa maladie.

Contours

Nulle autre prétention ici que de préciser quelques contours d'une mémoire volatile, et de les fixer pour un temps indéterminable. Nulle autre ambition que de les donner à voir au passant occasionnel, qu'un clic fortuit aura mené jusqu'à cette place, et de peut-être créer l'opportunité d'une découverte. Qui sait ?
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Musiques

Jeudi 8 mai 2008
 

J'vieillis, j'ai la peau qui s'est flétrie
J'ai mes cheveux qui s'raréfient
Et ça m'donne du vague à l'âme et l'mal de mer

J'vieillis, j'ai le derrière qui grossit
J'ai ma route qui s'rétrécit
Et ça m'rend, j'vous dis, l'âme amère

J'dessèche, j'suis pus douce comme la peau d'une pêche
J'ai pus cette chaleur qui passe quand on m'embrasse
J'suis vieille
J'ai les seins qui sont pus pareils
Y vont bientôt toucher la terre pourquoi faire

Pourtant j'ai pas vraiment vu passer l'temps
J'ai pas usé toutes mes affaires, enfin j'espère

J'vieillis

J'vieillis, j'me rapproche du paradis
Tous les jours petit à petit
C'est mon enfance qui s'éloigne loin derrière

J'vieillis, c'est tout s'qui différencie
Celle que j'étais d'celle que j'suis
Sauf que j'suis p'être aujourd'hui moins belle qu'hier

J'fatigue, j'suis pus comme l'intérieur des figues
J'ai pu ce rouge vif dans les veines et ça m'gêne
J'suis vieille.
J'ai pus le bonheur pareil
J'ai pus les courants si forts dans mon corps

Pourtant j'ai pas vraiment vu passer l'temps
J'ai pas usé toutes mes affaires, enfin j'espère

J'vieillis, J'vieillis,

J'vieillis, j'ai la peau qui s'est flétrie
Le blanc d'mes yeux qui jaunit
Et ça m'donne du vague à l'âme et l'mal de mer

Tu vois les douceurs c'est pus pour moi
Celles que l'on glisse à l'oreille

J'vieillis j'vieillis

Michel Jonasz, 1997, Diane Dufresne, RCAVICTOR

 

par Anma K. publié dans : Ecouter
Mardi 10 octobre 2006
 
Philharmonia Orchestra Tullio Serafin, 1955
 
Colorature : n. f. – mil. XXe ; all. Koloratur « vocalise » ; mus. Passage de musique vocale très orné. La colorature, caractéristique du bel canto italien ² Voix de femme haute et légère, apte à chanter ce genre de musique. – Appos. Une soprano colorature.
Il est amusant de noter que dans le dictionnaire, le terme bel canto est placé entre bêlant et bêlement
 
« La » soprano colorature, c’est bien sûr Maria Callas. La plus incroyable voix du siècle dernier m’ensorcelle, m’éblouit et me surprend à chaque écoute. Ce récital est une juxtaposition d’airs dramatiques et d’airs virtuoses de type coloratura, dans lesquels la Callas excellait, ce que peu, pour ne pas dire aucune de ses rivales n’était en mesure de faire. Lors de ses récitals, elle interprétait des airs extraits d’opéras dont elle n’aborda jamais les rôles sur scène. C’est le cas du sublime et douloureux air de La Wally (repris dans une certaine pub pour téléphone portable !?) qui était alors une chasse gardée de Renata Tebaldi, autre très grande voix du bel canto italien, que Callas finit par bouter hors de la Scala de Milan.
 
Les vocalises de Una voce poco fa du Barbier de Séville de Rossini ou l’époustouflant Air de l’Ombre de Dinorah de Meyerbeer où sa voix tour à tour répond et ne fait qu’une avec la flûte, sont d’une perfection technique et musicale exceptionnelle. On retrouve l’immense tragédienne que fut la diva dans La mamma morta de Andréa Chénier de Giordano ou dans le grandiose L’altra notte in fondo al mare de Mefistofele de Boito. Les adjectifs manquent. Ou peut-être un seul suffit, qui contient tout les autres : unique.

par Anma K. publié dans : Ecouter
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