Evénements

La librairie-galerie
Le Phénomène Humain
présente
une exposition-vente
permanente
des oeuvres
de Michel Henricot
et des gravures de
Bernadette
Planchenault

Plus d'infos ici.

Présentation

Prolégomènes

anamnêsis : du grec réminiscence. Ensemble des informations que fournit le malade (ou son entourage) au médecin sur l’historique de sa maladie.

Contours

Nulle autre prétention ici que de préciser quelques contours d'une mémoire volatile, et de les fixer pour un temps indéterminable. Nulle autre ambition que de les donner à voir au passant occasionnel, qu'un clic fortuit aura mené jusqu'à cette place, et de peut-être créer l'opportunité d'une découverte. Qui sait ?
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Musiques

Dimanche 20 avril 2008


Ce papier, nommé aussi papier Indien ou papier d'Oxford, fut fabriqué à l'origine avec la toile des voiles de navires. Il fut employé pour l'impression des Bibles dès le milieu du XIXe siècle. Ses qualités de résistance, d'opacité et de finesse l'ont fait adopter pour l'impression des volumes destinés à contenir sous une épaisseur normale un très grand nombre de pages.

Henri Neumayer, 1958, Philobiblion, Editions Eryx.



par Anma K. publié dans : Curiosités
Dimanche 16 mars 2008

   

La basilique du Sacré-Cœur, lieu de pèlerinage dédié au Cœur Sacré de Jésus, dominant Montmartre et Paris, de style romano-byzantin, [est] assise sur un impressionnant soubassement urbanistique constitué d’escaliers symétriques coupés de terrasses panoramiques. Appelée également la basilique blanche à cause de la pierre calcaire ayant servi à sa construction et blanchissant au contact du vent [elle est] vouée au salut de Paris pendant la guerre franco-prussienne de 1871 et à la victoire sur la Commune. Symbole du triomphe de l’Eglise sur les défenseurs athées de Dreyfus, c’est l’une des plus puissantes constructions sacrales de l’Europe de la fin du XIXe siècle. Achevée en 1910 seulement, [elle] assume depuis le rôle d’épouvantail dans l’art et la littérature française. Elle est l’obsession des héros du ventre de Paris de Zola, dont l’un tenta même de la dynamiter. Les surréalistes proposèrent en vain de la badigeonner en noir et de la transformer en dépôt de tramways.

Extrait : La vie songeuse de Léonora de La Cruz, Agnieszka Taborska et Selena Kimball, 2007, Editions Interférences.

 

 

Basilique du Sacré-Coeur, Paris © www.photosparis.fr

 

 

par Anma K. publié dans : Curiosités
Vendredi 29 février 2008


Deux peintres très prestigieux et très célèbres vivaient en Chine à l’époque de la dynastie Yuan (XIVe siècle) : Li Chih-sing et Jen Jen-fa. La qualité de leur peinture et leur grandeur respective faisaient l’objet de disputes et de discussions passionnées, si bien que l’empereur lui-même décida de trancher le débat. Il proposa à chacun de peindre un paysage sur les parois opposées d’un grand salon de son propre palais. Durant des mois, les deux peintres travaillèrent sans relâche, séparés par deux rangées de doubles rideaux noirs.

Vint le jour de l’inauguration. Suivi de toute sa cour de dignitaires, de poètes, de philosophes, l’empereur admira, pour commencer, le paysage de Li Chih-sing. Le spectacle qui s’offrait devant lui le bouleversa à un tel point qu’il s’écria tout haut : « Il est impossible qu’un être humain puisse dépasser une telle perfection ! Si cela était, je lui ferais don de toute une province ! »

 

Paysage chinois - Osaka Municipal Museum of Art


On écarta alors le grand rideau noir. Mais ce ne fut qu’un cri de stupéfaction. Sur le mur d’en face, dans une transparence et une lumière admirable, se reflétait le tableau du premier peintre. Durant des mois, Jen Jen-fa s’était en effet ingénié à polir son propre mur, de telle sorte qu’il devint aussi brillant et transparent qu’un miroir. Mais, en vérité, ce n’était plus un tableau. Le salon n’existait plus. C’était la nature elle-même, mystérieuse et profonde, avec ses vallonnements, ses arbres, ses rochers et ses lumières infinies que l’empereur et sa suite avaient devant les yeux. Quand il revint de sa stupéfaction, le souverain appela vers lui le maître : « Que ma parole soit tenue, je vous fais don à vie de ma plus belle province ! » Jen Jen-fa s’inclina profondément devant l’empereur et le remercia vivement, mais il déclina l’offre. « Mon royaume est plus grand qu’une province », dit-il. Alors, lentement, il se dirigea vers le mur où se reflétait le paysage. On le vit s’y avancer comme si ce paysage était parfaitement réel, y cheminer, puis disparaître derrière un grand rocher. Aussitôt, la prodigieuse magie cessa. Abasourdis, l’empereur et sa suite ne virent plus devant eux qu’un mur de brique rouge parfaitement opaque, et jamais on ne revit le maître Jen Jen-fa.

Extrait de : L’art visionnaire, Michel Random, 1991, Philippe Lebaud.


 
par Anma K. publié dans : Curiosités
Jeudi 14 février 2008

Montserrat Caballé


Montserrat Caballé, née en 1933, est l’une des sopranos les plus célèbres au monde. Cette diva espagnole cache le trésor de sa voix au sein du coffre… fort d’une généreuse poitrine. Elle est une véritable tour… de chant et, dans le microcosme impitoyable de l’art lyrique, on lui applique cette métaphore qui a déjà servi pour d’autres : « un éléphant qui aurait avalé un rossignol ».

Maria Callas

Lorsqu’on demandait à Maria Callas, sa grande rivale, comment, d’obèse qu’elle était, elle avait pu devenir cette sylphide, elle répondait : « Mon médecin m’a rrrecommandé de fairrre beaucoup de sporrrt. Alorrrs, chaque matin, je fais trrrois fois le tourrr de Montserrrat Caballé ! »

Extrait : Pour tout l’or des mots, Claude Gagnière, 1996, Robert Laffont.
 

 

  

 

par Anma K. publié dans : Curiosités
Mardi 12 février 2008

 

Cadavre Exquis : André Breton, Max Morise, Jeannette Tanguy, Pierre Naville, Benjamin Péret, Yves Tanguy, Jacques Prévert © Yves Tanguy, MoMA, New York

Le Cadavre exquis, le jeu le plus connu des surréalistes, [fut] inventé en 1925 par Jacques Prévert dans un cercle d’artistes concurrent du groupe de Breton et se réunissant rue du Château. Chaque participant écrivait un mot, puis le cachait en pliant la feuille de papier qu’il transmettait à son voisin. Celui-ci faisait la même chose jusqu’au dernier joueur. Le nom provient de la première phrase obtenue ainsi : « Le cadavre-exquis-boira-le vin-nouveau ». Le jeu se joue aussi avec des dessins et des collages.


Extrait : La vie songeuse de Léonora de La Cruz, Agnieszka Taborska et Selena Kimball, 2007, Editions Interférences.






par Anma K. publié dans : Curiosités
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