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Nulle autre prétention ici que de préciser quelques contours d'une mémoire volatile, et de les fixer pour un temps indéterminable. Nulle autre ambition que de les donner à voir au passant occasionnel, qu'un clic fortuit aura mené jusqu'à cette place, et de peut-être créer l'opportunité d'une découverte. Qui sait ?

21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 21:52

Si de tous les poètes Baudelaire est pour moi le plus grand, et si j’aime nombre de ses poèmes, deux d’entre eux me touchent particulièrement : Spleen : Quand le ciel bas et lourd… pour sa noirceur absolue et Recueillement pour sa sombre mélancolie. Ce poème a été magnifiquement mis en musique par l’excellent, mais hélas ! feu groupe rennais, Marc Seberg. Depuis la première écoute, je ne peux plus lire ces vers sans entendre la voix grave et ténébreuse de Philippe Pascal, que je tiens pour un grand poète, dans la digne lignée de « ces Fleurs maladives »…
 
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
 
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,
 
Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
 
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
 
Extrait de : Les Fleurs du Mal (Jean-Claude Lattès, 1987)
 

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