On ne peut plus allumer la télé ces derniers temps sans tomber sur Claude François en train de chanter. C'est à se demander s'il n'est pas
mort.
Jean Yanne, 2001, Je suis un être exquis, Le Cherche Midi.
La librairie-galerie
Le Phénomène Humain
présente
une exposition-vente
permanente
des oeuvres
de Michel Henricot
et des gravures de
Bernadette
Planchenault
Plus d'infos ici.
On ne peut plus allumer la télé ces derniers temps sans tomber sur Claude François en train de chanter. C'est à se demander s'il n'est pas
mort.
Jean Yanne, 2001, Je suis un être exquis, Le Cherche Midi.
La basilique du Sacré-Cœur, lieu de pèlerinage dédié au Cœur Sacré de Jésus, dominant Montmartre et Paris, de style romano-byzantin, [est] assise sur un impressionnant soubassement urbanistique constitué d’escaliers symétriques coupés de terrasses panoramiques. Appelée également la basilique blanche à cause de la pierre calcaire ayant servi à sa construction et blanchissant au contact du vent [elle est] vouée au salut de Paris pendant la guerre franco-prussienne de 1871 et à la victoire sur la Commune. Symbole du triomphe de l’Eglise sur les défenseurs athées de Dreyfus, c’est l’une des plus puissantes constructions sacrales de l’Europe de la fin du XIXe siècle. Achevée en 1910 seulement, [elle] assume depuis le rôle d’épouvantail dans l’art et la littérature française. Elle est l’obsession des héros du ventre de Paris de Zola, dont l’un tenta même de la dynamiter. Les surréalistes proposèrent en vain de la badigeonner en noir et de la transformer en dépôt de tramways.
Extrait : La vie songeuse de Léonora de La Cruz, Agnieszka Taborska et Selena Kimball, 2007, Editions Interférences.
Sur Fraser Island, la plus grande île de sable au monde, située au large de la côte sud du Queensland en Australie, ciel, terre et mer se rejoignent à l'horizon, au point de se confondre... Une
idée de l'infini.
Michel Henricot : Oeil (1974)
Huile sur toile
© Collection particulière. Tous droits réservés.
Deux peintres très prestigieux et très célèbres vivaient en Chine à l’époque de la dynastie Yuan (XIVe siècle) : Li Chih-sing et Jen Jen-fa. La qualité de leur peinture et leur grandeur
respective faisaient l’objet de disputes et de discussions passionnées, si bien que l’empereur lui-même décida de trancher le débat. Il proposa à chacun de peindre un paysage sur les parois
opposées d’un grand salon de son propre palais. Durant des mois, les deux peintres travaillèrent sans relâche, séparés par deux rangées de doubles rideaux noirs.
Vint le jour de l’inauguration. Suivi de toute sa cour de dignitaires, de poètes, de philosophes, l’empereur admira, pour commencer, le paysage de Li Chih-sing. Le spectacle qui s’offrait devant
lui le bouleversa à un tel point qu’il s’écria tout haut : « Il est impossible qu’un être humain puisse dépasser une telle perfection ! Si cela était, je lui ferais don de
toute une province ! »
On écarta alors le grand rideau noir. Mais ce ne fut qu’un cri de stupéfaction. Sur le mur d’en face, dans une transparence et une lumière admirable, se reflétait le tableau du premier peintre.
Durant des mois, Jen Jen-fa s’était en effet ingénié à polir son propre mur, de telle sorte qu’il devint aussi brillant et transparent qu’un miroir. Mais, en vérité, ce n’était plus un tableau.
Le salon n’existait plus. C’était la nature elle-même, mystérieuse et profonde, avec ses vallonnements, ses arbres, ses rochers et ses lumières infinies que l’empereur et sa suite avaient devant
les yeux. Quand il revint de sa stupéfaction, le souverain appela vers lui le maître : « Que ma parole soit tenue, je vous fais don à vie de ma plus belle
province ! » Jen Jen-fa s’inclina profondément devant l’empereur et le remercia vivement, mais il déclina l’offre. « Mon royaume est plus grand qu’une
province », dit-il. Alors, lentement, il se dirigea vers le mur où se reflétait le paysage. On le vit s’y avancer comme si ce paysage était parfaitement réel, y cheminer, puis
disparaître derrière un grand rocher. Aussitôt, la prodigieuse magie cessa. Abasourdis, l’empereur et sa suite ne virent plus devant eux qu’un mur de brique rouge parfaitement opaque, et jamais
on ne revit le maître Jen Jen-fa.
Extrait de : L’art visionnaire, Michel Random, 1991, Philippe Lebaud.
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