Evénements

La librairie-galerie
Le Phénomène Humain
présente
une exposition-vente
permanente
des oeuvres
de Michel Henricot
et des gravures de
Bernadette
Planchenault

Plus d'infos ici.

Présentation

Prolégomènes

anamnêsis : du grec réminiscence. Ensemble des informations que fournit le malade (ou son entourage) au médecin sur l’historique de sa maladie.

Contours

Nulle autre prétention ici que de préciser quelques contours d'une mémoire volatile, et de les fixer pour un temps indéterminable. Nulle autre ambition que de les donner à voir au passant occasionnel, qu'un clic fortuit aura mené jusqu'à cette place, et de peut-être créer l'opportunité d'une découverte. Qui sait ?
_______________________________________
Musiques

Vendredi 10 août 2007

Arthur Rubinstein, alors très âgé, recevait quelques personnes à dîner dans son appartement de l'avenue Foch. Une dame s'approcha et lui demanda :
- Maître, à présent que vous avez quatre-vingts ans de piano derrière vous, vous n'avez plus besoin de vous exercer...
- Mais si, Madame, tous les jours !
- Allons, je ne vous crois pas. Vous dites cela par coquetterie.
Agacé, Rubinstein lui répondit :
- Ecoutez Madame, lorsque je ne joue pas pendant un jour, je l'entends. Lorsque je ne joue pas pendant deux jours, ça s'entend !


Paroles d'auteurs...

par Anma K. publié dans : Paroles d'auteurs
Vendredi 3 août 2007

 

Michel Henricot © Reproduction interdite sans autorisation. Reproduction without permission is strictly forbidden.
Michel Henricot
© Tous droits réservés.

 

par Anma K. publié dans : Michel Henricot, peintre du silence
Dimanche 22 juillet 2007

 

Reste-t-il du temps
pour lui dire,
Mère,
bonsoir,
je suis revenu
avec une balle dans le coeur.
Mon oreiller est là
je veux m'allonger
et me reposer.
Si la guerre
revient frapper à la porte
dites-leur : il est en train
de se reposer.

Ghassan Zaqtan, Palestine.

 Poésies essentielles...

par Anma K. publié dans : Poésies essentielles
Samedi 14 juillet 2007

 

En 1998, l’association Poésie en liberté crée un concours international de poésie en langue française, via Internet, pour les lycéens et les étudiants. Elle est placée sous l’autorité du ministère de l’Education nationale. Le jury est constitué de lycéens de la France entière et de l’étranger. La sixième édition a recueilli plus de 4500 textes provenant de plus de 1300 établissements de 60 pays. Les poèmes de ces recueils, s’ils sont le plus souvent d’une facture classique – mais pas seulement –, s’ils abordent de grands thèmes individuels et collectifs, montrent la remarquable maîtrise de leurs jeunes auteurs. Trouvailles subtiles et touches personnelles font naître une émotion nouvelle sur des sujets pourtant séculaires. Alors que la poésie est aujourd’hui en France la parente pauvre de la littérature, lire ces poètes en herbe est d’autant plus réjouissant et réconfortant. Chaque édition contient quelques merveilles, comme ce poème de Pascal Paris qui m’émeut à la manière d’un Victor Hugo.

Le cadavre
 
Un corps se refroidit et gît mortifié,
Sous un manteau de vent, odeur nauséabonde.
On devine tendue sa main atrophiée,
Dans laquelle souvent la misère est féconde.
 
Puis l’on voit s’affaisser sa tête déliée,
Où la vermine sue de quelques plaies profondes.
Sa bouche entrouverte, pour nous remercier
Laisse sortir un souffle et des vapeurs immondes.
 
Cherchant à se nourrir, une meute de chiens
Le rejoignent parfois aux abords de la rue,
Lorsqu’enfin son regard fixe un œil inconnu.
 
Une enfant qui jamais ne s’enfuit devant rien,
Regarde avec son cœur l’homme qui fait la manche,
Lui pose dans la main, sa monnaie du dimanche.
 
Pascal Paris, Université de Pau, Académie de Bordeaux, 1e prix, p. 18, Poésie en liberté 2004, Poésie en liberté/Le Temps des Cerises.

 

Lire...

 

par Anma K. publié dans : Lire
Dimanche 8 juillet 2007

Et nous sommes rentrés dans l’or des soirs étales…
Les arbres en bouquets semblaient nous accueillir.
La maison était fraîche et blanche d’astragales,
Et tout était conforme à notre souvenir.
 
Les lèvres sur nos fronts s’attardaient ; le regard
Semblait interroger nos squelettes transis.
Certains se retournaient sur nous, comme saisis,
Car nous étions des morts revenus par hasard.
 
Nos corps étaient de marbre et nous n’entendions pas,
Dans notre isolement, les rumeurs de la fête.
Tout nous semblait soudain si puéril et bête
Que nous aurions voulu revenir sur nos pas.
 
Mais la vie a repris, nous laissant à nos ombres ;
Et nous cherchons encore, à demi-réveillés,
Nos amis cheminant en longs troupeaux rayés
Sous la rouge lueur embrasant les nuits sombres.
 
Violette Maurice, 1976, Eaux mortes, Maison Rhodanienne de Poésie.


Poésies essentielles...

par Anma K. publié dans : Poésies essentielles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus