Arthur Rubinstein, alors très âgé, recevait quelques personnes à dîner dans son appartement de l'avenue Foch. Une dame s'approcha et lui demanda :
- Maître, à présent que vous avez quatre-vingts ans de piano derrière vous, vous n'avez plus besoin de vous exercer...
- Mais si, Madame, tous les jours !
- Allons, je ne vous crois pas. Vous dites cela par coquetterie.
Agacé, Rubinstein lui répondit :
- Ecoutez Madame, lorsque je ne joue pas pendant un jour, je l'entends. Lorsque je ne joue pas pendant deux jours, ça s'entend !

En 1998, l’association Poésie en liberté crée un concours international de poésie en langue française, via Internet, pour les lycéens et les étudiants. Elle est placée sous l’autorité du ministère de l’Education nationale. Le jury est constitué de lycéens de la France entière et de l’étranger. La sixième édition a recueilli plus de 4500 textes provenant de plus de 1300 établissements de 60 pays. Les poèmes de ces recueils, s’ils sont le plus souvent d’une facture classique – mais pas seulement –, s’ils abordent de grands thèmes individuels et collectifs, montrent la remarquable maîtrise de leurs jeunes auteurs. Trouvailles subtiles et touches personnelles font naître une émotion nouvelle sur des sujets pourtant séculaires. Alors que la poésie est aujourd’hui en France la parente pauvre de la littérature, lire ces poètes en herbe est d’autant plus réjouissant et réconfortant. Chaque édition contient quelques merveilles, comme ce poème de Pascal Paris qui m’émeut à la manière d’un Victor Hugo.